"Les Thanatonautes", de Bernard Werber

novembre 28, 2016





L'homme a tout exploré : le monde de l'espace, le monde sous-marin, le monde souterrain ; pourtant il lui manque la connaissance d'un monde : le continent des morts.
Voilà la prochaine frontière.
Michael Pinson et son ami Raoul Razorbak, deux jeunes chercheurs sans complexes, veulent relever ce défi et, utilisant les techniques de médecine mais aussi d'astronautique les plus modernes, partent à la découverte du paradis.
Leur dénomination ? Les thanatonautes. Du grec Thanatos (divinité de la mort) et nautès (navigateur). Leur guide ? Le livre des morts tibétains, le livre des morts égyptiens mais aussi les grandes mythologies et les textes sacrés de pratiquement toutes les religions qui semblent depuis toujours avoir su ce qu'étaient le dernier voyage et le " véritable " paradis.
Peu à peu les thanatonautes dressent la carte géographique de ce monde inconnu et en découvrent les décors immenses et
mirifiques…


J'ai de suite adhéré et adoré. Moi qui suis une grande récalcitrante de tout ce qui tire sur le merveilleux j'ai été agréablement surprise par la thanatologie et ce qu'en a fait Werber. Les personnages principaux sont tout à fait crédibles et je me suis prise d'affection pour Mickaël, Raoul, Lucinder et Amandine. L'humour est omniprésent au début du livre, il s’estompe petit à petit, cela concorde tout à fait avec le sujet, au début la thanatologie est un sujet de discussions entre copains, puis petit à petit ça devient une affaire d'Etat, internationale même, il n'y a plus de quoi plaisanter sur le sujet. La mort étant sérieuse et tabou dans notre société l'entreprise de l'auteur est assez audacieuse et joliment réussie.

Avec LES THANATONAUTES Bernard Werber traite du paradoxe de l'humain qui veut tout savoir mais est totalement incapable d'assumer ses découvertes. Pour ma part je ne crois pas en la vie après la mort, quand on est mort on est mort c'est tout. Je ne crois pas non plus en une quelconque divinité. Dans LES THANATONAUTES le sujet de la religion est évoqué à plusieurs reprises et des encarts entre chaque chapitre y sont même consacrés. J'avoue qu'à la fin, lassée, j'ai arrêté de lire certains de ces précis, mais pour briller en société et refermer le livre moins bête ils sont d'une considérable utilité.

En revanche, les cent dernières pages c'est la grande débâcle . Déjà le mariage de Mickaël avec Rose qu'il ne connait que depuis quelques semaines était annonciateur, comment le Mickaël posé et discret qui avait occupé le début du récit en venait-il à épouser une femme qu'il venait de rencontrer? Moi je voulais qu'il épouse Amandine, le Mickaël, Amandine je l'aime bien, alors que Rose pas du tout.
Là où on sent vraiment que l'auteur ne savait plus quoi inventer c'est sur le coup du second secret que Raoul tente de révéler à Mickaël. C'est quoi ce secret nul? J'en suis quasi littéralement tombée des nues en ce que j'ai été captivée par toute l'histoire et que cette révélation là, non. J'ai attendu l'explication quasi rationnelle derrière, rien.
Pour finir, le week-end que passent Mickaël, Rose et leurs fils au musée à Washington. Qui se paye plus de sept heures d'avions avec un petit enfant pour aller passer même pas trois jours (faut enlever le temps des vols allé et retour) dans un musée aux EUA ?

Ça n'en reste pas moins un bon livre, un quasi coup de cœur même, que je conseillerai vivement à qui veut bien m'écouter (j'ai l'habitude des fins décevantes alors je passe outre sinon on pourrait vraiment dire que je n'aime rien).



-> LES THANATONAUTES, de Bernard Werber . Éditions Le livre de poche, 200 . 502 pages ISBN 99782253139225


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