"Je suis un tueur humaniste", de David Zaoui

février 11, 2017

Je n'avais pas postulé à une opération MASSE CRITIQUE depuis plusieurs mois. Ayant enfin réussi à consacrer du temps aux lectures loisirs j'ai coché trois livres pour l'édition du mois de janvier : CHOUCROUTE MAUDITE de Rita Falk, JE SUIS UN TUEUR HUMANISTE de David Zaoui et RENDEZ-VOUS AU CUPCAKE CAFÉ de Jenny Colgan. J'ai sélectionné chacun de ces livres pour leurs titres des plus attrayants. C'est finalement qui m'est JE SUIS UN TUEUR HUMANISTE de David Zaoui parvenu. Je remercie vivement la bibliothèque communautaire BABELIO et PAUL & MIKE ÉDITIONS pour cette découverte.


Babinsky, orphelin depuis toujours, es une véritable prodige aux fléchettes. Son talent l'amène à être recueilli par Roberto, dit Cyrus le gros, qui en fera un tueur à gages. Un tueur à gages oui, mais un tueur à gages humaniste.

« Une ville a besoin qu'on la débarrasse de ses poubelles, de ses ordures et déchets.
L'humanité aussi.
Je tente d'être utile au monde à ma façon.
J'ai une éthique.
Je suis un tueur humaniste.
»

Babinsky a une règle et une seule : n'abattre que les béas. Le nettoyer au grand cœur ne peut se résoudre à éliminer celui n'ayant pas connu le bonheur. Afin de respecter son principe directeur il apprend à connaître ses clients avant de passer à l'acte et ne recule devant rien pour réaliser leurs plus grands souhaits. Un exemple ? Le criminel n'hésite pas à louer les services d'un sosie du Dalaï Lama (et de deux gardes du corps) pour réaliser la rencontre rêvée d'une juge passionnée de méditation.

JE SUIS UN TUEUR HUMANISTE m'a en de nombreux points rappelé LE SANG DES ÉDITEURS de Mehdi Omaïs. L'idée directrice est géniale mais par malheur le récit ne suit pas.

Dommage pour Babinsky. Il y a des tueurs en série (fictifs, hein !) attachants, comme le sont Dexter Morgan et Joe Middleton. Des personnages aux parcours et environnements atypiques. Babinsky a lui aussi cette histoire particulière qui pourrait faire naître l’empathie du lecteur. Malheureusement il n'a rien d'attachant, rien d'agaçant, rien.

Dommage pour le fond. tout va trop vite, rien n'est réellement poussé. Je n'ai eu le temps de m'attacher qu'à un personnage et certainement pas le plus important, le commerçant asiatique cynophage.
Le lecteur n'accompagne pas Babinsky dans ses missions qu'il ne regarde que de loin. Même l'ultime contrat n'a rien de très palpitant et son issue se devine trop rapidement. L'issue même de JE SUIS UN TUEUR HUMANISTE se devine trop rapidement. Attention, la lecture n'a rien de pénible, elle est même plutôt agréable, mais elle ne m'a pas charmée.

Dommage pour la forme. La couverture ne me plaît clairement pas. J'apprécie quand une couverture s'accorde avec le récit. On retrouve bien la ville de Paris en arrière plan, la fenêtre allumée évoque les insomnies de Babinsky, l'arme les crimes et le cœur le côté humaniste. L'assemblage est maladroit et l'accumulation d’éléments hétéroclites n'a pas eu sur moi l'effet escompté.

La mise en page est correcte. Des coquilles qui piquent un peu, des retours à la ligne oubliés dans les dialogues, etc. rien de bien méchant.

L'idée du récit est réellement séduisante et méritait bien plus que 230 pages pour être suffisamment développée.
Je ne garderai pas de souvenir impérissable de JE SUIS UN TUEUR HUMANISTE néanmoins je me risquerai certainement à me plonger dans le prochain récit de David Zaoui pour peu qu'il bénéficie de davantage de pages pour s'exprimer.

JE SUIS UN TUEUR HUMANISTE vous tente ? Je me sépare de mon exemplaire, rendez-vous ici.



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En attendant le prochain billet, on se retrouve sur  :


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