De l'art de choisir un livre ou quand l'habit fait le moine.

janvier 14, 2017


Je choisis rarement un livre à son résumé, presque jamais. La chose la plus importante, lorsque je chine mes prochaines lectures, est la couverture. C'est le début de l'histoire, elle donne l'ambiance, le ton. D'ailleurs, je ne comprends pas qu'un même livre puisse avoir une couverture différente selon le format ou le pays d'édition.

A MES YEUX, UNE COUVERTURE DOIT RÉVÉLER DAVANTAGE SUR LE CONTENU QU'UN RÉSUMÉ.

J'apporte assez peu d'importance aux auteurs et aux éditeurs (à l'exception de la collection Que sais-je des PUF qui me rend dingue, nous y reviendrons). En dehors des livres techniques, politiques, qui ont souvent des couvertures similaires (bandeau blanc avec le titre, photo de l'auteur en dessous) j'achète au grès des coups de cœurs de couverture. Il est vraiment rare que j'entre dans une librairie en sachant ce que je veux.

Je suis cliente des couvertures colorées, dessinées, claires. Pendant de nombreuses années je me forçais à terminer chaque livre commencé (sauf LES QUATRE FILLES DU DOCTEUR MARCH de Louisa May Alcott, mon défi chaque été est de dépasser la dixième page, je n'ai jamais réussi). Puis, je me suis inscrite à la bibliothèque municipale et face à cette montagne de livres qui me faisaient de l’œil j'ai décidé de ne plus me forcer. J'ai eu beaucoup de mal à laisser des livres de côté jusqu'à mon emménagement au Luxembourg où il est aussi facile d’accéder à des ouvrages francophones que germanophones et anglophones. Un nouveau monde s’ouvrait à moi.

A ce moment là j'ai décidé de faire un choix :

SI LA COUVERTURE NE ME PLAIT PAS,
JE N'Y VAIS PAS.

A quelques exceptions près. LA REINE DES LECTRICES de Alan Bennett par exemple. J'ai découvert ce livre dans sa version anglaise par une camarade Erasmus qui l'avait emporté dans ses bagages, un véritable coup de cœur. Coup de cœur pour l'illustration, le titre, le récit. J'ai donc décidé de me l'offrir et ai prit la direction de Chapitre Bellecour (je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ...). Ma réaction quand le libraire m'a sortit l'édition française :


Bref.


En journée je suis entourée de meubles sombres et de dossiers aux couleurs pétantes, vert pour les ventes, jaune pour les successions, rose moche pour les prêts et les ASL, etc.. Une fois à la maison, j'ai besoin de clarté. C'est pourquoi j'ai retourné les livres qui trônent à côté de mon bureau (les livres de Droit ont souvent des couvertures, et tranches, rouges, je D E T E S T E le rouge -pas autant que le violet, mais quand même-).
C'est tellement plus harmonieux


J'ai besoin de livres qui me ressemblent, un peu comme L’HÉRITAGE DE TATA LUCIE de Philippe Saimbert, dont le motif est quasi similaire à l'un de mes foulards.
- La quatrième de couverture a terminé de me convaincre. Malheureusement j'ai été rapidement lassée. On tourne en rond entre les innombrables insultes, disputes, recherches, grossièretés, etc.. Des personnages horripilants et fades et un style qui se veut léger mais d'une lourdeur incroyable ont fait plonger L’HÉRITAGE DE TATA LUCIE au rang des livres aux synopsis fort avenants mais où tout manque. -

Petite sélection de ces livres récemment sortis dont les couvertures me font craquer :


AUDREY RETROUVÉE, de Sophie Kinsella . LA PÂTISSIÈRE DE LONG ISLAND, de Sylvia Lott . MÉMÉ DANS LES ORTIES, de Aurélie Valognes . SONGE A LA DOUCEUR, de Clémentine Beauvais . LES PETITES REINES, de Clémentine Beauvais . CAMPING-CAR, de Sophie Brocas


Je finirais avec ce cri du cœur à l'intention de l'édition française :



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En attendant le prochain billet, on se retrouve sur  :

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